Le mentorat inversé : pour mieux connaître les médias sociaux

J’ai le privilège d’être invitée par Claude Malaison (emergenceweb) au Webcom qui aura lieu le 26 mai 2010 à Montréal. Je participerai à un panel avec d’éminents collègues dont les noms restent à confirmer. Le sujet aussi est en train de se dessiner autour des relations publiques et des médias sociaux.  Au cours des deux derniers mois, deux sujets en particulier reviennent toujours sur ma route. Celle du besoin des babyboomers encore en service, comme moi, d’être formés – non seulement techniquement mais aussi culturellement à cette nouvelle réalité – et le besoin des jeunes qui construisent ce nouvel univers mais qui voudraient être guidés.  N’allez surtout pas prendre pour synonymes  les mots guidés et dirigés. De là l’idée de mentorat inversé!

Une première fois la question en venue au début du mois de mars à Toronto, lors d’une rencontre intitulée Leadership Summit sous l’égide de la Société canadienne des relations publiques. La rencontre réunissait des représentants de toutes les associations importantes en communication au Canada. Il s’agissait d’une première.  Les participants ont travaillé à définir les enjeux de la  profession et les éléments à développer pour qu’elle connaisse du succès et prenne la place qui lui revient.  Je vous le donne en mille.  La maîtrise des médias sociaux est au premier plan ex-æquo avec la formation.  Pour y arriver un intéressant concept : le mentorat inversé. En fait, il s’agit de trouver un jeune communicateur qui profitera de votre expérience de vieux routier en termes de stratégie et qui vous enseignera ce que vraiment veut dire la communication bidirectionnelle avec  des parties prenantes sur le Web.

Deuxième occasion d’être confrontée à la question : le cours que je dispense à l’UQAM à des étudiants finissants leur baccalauréat en relations publiques. Ils sont unanimes: moi je connais ça les médias sociaux et les stratégies mais on ne me fait pas encore confiance. Un autre témoignage : je fais un stage dans le cadre duquel on m’avait dit que l’on souhaitait profiter de mes connaissances Web2.0. Quand après analyse et démonstration j’ai recommandé un autre réseau que Facebook – il s’agissait d’une entreprise dans le domaine financier – mon mandataire a été très directif : ouvres une page Facebook. Et encore un commentaire assez bien senti : souvent les personnes plus vieilles (entendre par là plus de vingt-cinq ou trente ans) pensent qu’elles  connaissent les médias sociaux parce qu’elles ont ouvert un compte Facebook, franchement!

 Ils sont confrontés à la résistance au changement et dans leur regard on voit qu’ils attendent patiemment que les dinosaures dégagent ou mutent.

Bon, je me scoope un peu pour Webcom mais j’aimerais bien échanger avec des personnes qui ont un intérêt pour ce rapprochement souhaitable des générations et des points de vues sur le Web2.0.  Ce sera probablement mon sujet pour le panel. N’hésitez pas à me contacter ou à me faire part de vos observations. Si vous pensez que le  mentorat inversé a un peu d’avenir, on pourrait aussi lancer le mouvement et trouver des jeunes pour nous adopter!

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13 réponses à “Le mentorat inversé : pour mieux connaître les médias sociaux

  1. Martine,
    Quel concept intéressant… si ouverture il y a de part et d’autre.

    J’ai longtemps cherché un mentor. Je souhaitais échanger avec une femme d’expérience. Finalement, je me suis aperçue que la plupart du temps, elles ne comprenaient pas ce que je faisais (communication numérique). C’était frustrant et révélateur à la fois. En bout de ligne, mon mentor est un gars qui a 5 ans de + que moi!

  2. Pingback: Tweets that mention Le mentorat inversé : pour mieux connaître les médias sociaux « -- Topsy.com

  3. Super intéressant.
    J’ajouterais que lors d’un webinar sur les universités et les médias sociaux offert par TargetX, on faisait état d’un autre automatisme à éviter : penser que les plus jeunes, ou les derniers entrés dans l’organisation, ont nécessairement une connaissance du marketing dans le domaine des médias sociaux. Plus intéressant encore, dans la séance de clavardage simultanée, plusieurs collègues ont spontanément indiqué que c’était leur réalité et que les moins de 30 ans ne sont pas automatiquement des experts des médias sociaux.

  4. Intéressant en effet!

    Je me lamente moi-même de mon incapacité à manoeuvrer ces nouveaux outils. J’aimerais bien aussi avoir un(e) jeune mentor. Alors une fois que tu auras choisi le tien, refile-moi les autres!

    • Bonjour Guy,
      Carl-Olivier (voir les réponses) cherche un mentor. C’est un excellent étudiant finissant en rp.

  5. Bonjour Martine,

    Je fais en effet partie de ton groupe de finissants de l’UQAM en Relations publiques. Je crois qu’il serait tellement intéressant et enrichissant pour les 2 parties (jeunes et « vieux ») d’échanger sur le sujet du web 2.0 et des médias sociaux.

    Je crois que, pour ma part, je n’ai ni les connaissances spécifiques ni l’expérience pour développer une stratégie de communication (le message), mais je crois maîtriser les outils numériques pour la véhiculer. Les idées sont nombreuses, mais peu d’oreilles sont disponibles pour les écouter.

    Je crois donc que le mentorat inversé serait une excellente idée.

    Donc, si quelqu’un veut bien me parrainer, j’en serais bien heureux.

  6. Idée très intéressante. La collaboration jeunes-babyboomers est essentielle voire vitale. J’insiste sur la maîtrise de « l’écoute » pour la réussite de cette démarche. Il faut apprendre, de part et d’autre, à écouter. Au-delà des préjugés. « Don’t assume » disaient-ils!

    Merci de me tenir au courant de l’évolution de cette idée de mentorat inversé. Je crois avoir vu quelque chose à ce propos chez https://twitter.com/KimAuclair

    Pierre

    Expert de la marque et auteur

  7. Bonjour Martine,
    Je suis un baby boomer et, depuis cinq ans maintenant, je m’initie aux médias sociaux. Comme tu le sais sans doute, j’ai au moins une demi-douzaine de cas pratiques où j’ai utilisé des médias sociaux dans une stratégie de communication. Récemment, j’ai décroché un mandat pour une organisation. Il y est question de Web 2.0 et d’utilisation des médias sociaux. La cliente est pas mal plus jeune que moi et elle me disait qu’elle trouve rassurant que ce soit une « tête grise » qui la conseille et qui la guide.

    Cela dit, comme je ne suis pas un natif du numérique, j’ai souvent besoin de conseils en matière de nouvelles technologies. Ton idée de mentorat inversé est excellente.

  8. Bonjour Martine,

    Quelle bonne idée de concept de mentorat inversé. Comme mon collègue Guy Versailles, je suis partant et je compte sur toi pour me jumeler avec un jeune mentor.

    Bravo pour cette démarche originale et novatrice.

    Salutations.

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