La fin du journalisme de papier ?

Je vous signale une discussion intéressante à suivre sur le blogue de Michelle Sullivan, à propos du journalisme et des blogeurs à la suite d’un article publié par Hugo Dumas dans La Presse, le 6 avril. J’y suis allée de mon  commentaire :

Même si l’on peut abonder dans le sens de Mc Luhan et adhérer à son énoncé : le médium c’est le message, il ne faut pas confondre le support papier avec le métier journalistique. Que penser de ceux et celles qui font du journalisme à l’écran? À la radio? L’information n’est pas l’apanage du support papier. Le médium n’a pas peut-être pas tant d’importance dans ce débat. Aux journalistes de s’adapter et de positionner leur travail et leurs méthodes rigoureuses. Ils sont capables de se distinguer.

 

Au cours des dernières années, à force de verser dans l’opinion – du style, moi je pense que… – même s’ils ne sont pas éditorialistes ou chroniqueurs – plusieurs journalistes ont peut-être pavé la voie à l’expression libre des blogueurs qui ont copié leur formule. Une sorte d’arroseur arrosé, somme toute. Je pose la question : les journalisme d’opinion a-t-il été à l’origine de la formule du blogue ? Et pourquoi pas? Pourquoi n’y aurait-il pas de place pour tout le monde ? Pourvu que chacun définisse sa place.

Et vous qu’en pensez-vous ?

Une réponse à “La fin du journalisme de papier ?

  1. Tu as raison, les médias ont pavé la voix aux blogues. La technologie n’a été que le combustible qui a permis leur essor. La conséquence: les médias ont créés une compétition basée sur la force du nombre. Ils ont bien voulu ignorer et parfois minimiser l’importance et l’impact des blogues. N’empêche que plusieurs blogueurs excellent tout autant (et parfois mieux!) que les meilleurs chroniqueurs. Que reste t’il aux médias? Le journalisme? Mais là encore, ils sont à problème. À force de s’alimenter aux mêmes agences et à faire de la convergence de premier niveau, ils ont fini par faire de la nouvelle une « commodité » pour laquelle de moins en moins de personnes sont prêtes à payer. Je m’inclus dans ces personnes. À preuve, le grand quotidien d’Amérique pour lequel travaille Hugo Dumas me donne son journal cinq jours par semaine. Bref, il leur manque de journalisme et de journalistes pour que je le paye. Je préfère le dépenser pour un bon café à savourer devant mes journaux web et blogues.

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