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Le Jour de la terre : minute de silence dans les médias sociaux

Le jour de la terre, le 22 avril. La Presse publiait aujourd’hui un article sur le réchauffement de la planète et l’utilisation de Twitter et des médias sociaux  Bon, il est certain qu’on n’y abordait pas les coûts des médias traditionnels. Mais il ne faut quand même pas négliger le fait que nos gazouillis et autres discussions génèrent leur part de gaz à effet de serre.  Il est certain aussi que la magie du sans fil nous projette dans un monde de rêve – surtout pour les communicateurs qui sont tout de même plus des artistes que des rationnels, comme le sont  les ingénieurs. Nous y pensons rarement mais rien ne se fait par magie ou sans consommation de ressources. Il est trop tard sans doute pour cette année,  mais il serait peut-être intéressant d’instaurer une minute (ou une heure ?) de silence pour saluer la beauté de notre monde et réfléchir sur les bénéfices d’une utilisation réfléchie de toute cette technologie. 

 Si vous me lisez et partagez un tant soit peu cette préoccupation, joignez-vous à moi pour une minute de silence web demain de 12 h00 à 12 h01! N’hésitez pas à en parler (avant 12 h00) avec vos contacts.

Existe-t-il une dépendance à Twitter, Facebook et aux réseaux sociaux ?

Les questions affluent. Mélangeons-nous un peu tout ? Travail, loisirs, famille ?  Toutes dimensions enchevêtrées sur Twitter, Facebook et tutti quanti. 

 Comment se fait-il que Jacques Attali parle de Twitter comme outil de démocratie ? Serions-nous en train de nous emprisonner, de nous encapsuler sur les écrans de nos Blacks ou de nos  Iphones ?  Une bande d’infodépendants? Nourris sur un mode fastfeed.  (comprendre par là, si ce n’est pas évident : information bourrative, indigeste, vite accumulée et sans valeur nutritive pour l’intellect. (Ne cherchez pas sur Wikipedia c’est une création non homologuée.) Lire la suite

Maximiser les activités de communication numériques dans le cadre d’un congrès

 w_0382Le congrès de la SCRP de Vancouver de juin 2009 a été très intéressant pour tout ce qui touche aux  RP2.0. J’ai participé à toutes les présentations de ce type. Je souhaite partager des suggestions avec tous ceux qui ont à organiser des congrès et qui souhaitent maximiser les retombées dans les médias sociaux. J’ai fait plusieurs observations qui m’ont inspirée des suggestions que je partage avec tous ceux qui organisent des événements.

Quelques suggestions

  • Assurez de négocier les services Internet sans fil avant de louer vos salles. Après, c’est plus difficile. Eh oui, il semble que cela ne va pas de soi de fournir des salles équipées d’accès Internet sans fil ou encore que le prix devient si élevé une fois que le contrat est signé que les organisateurs abandonnent.
  • Informez bien à l’avance les participants de l’existence de ce service sans fil dans le cadre de votre congrès ou de votre événement pour stimuler leur participation à titre de blogueur.
  • Assurez-vous d’avoir l’adresse courriel de vos congressistes et de les inscrire à votre blogue. En les informant à l’avance, ils pourront informer leur entourage et les stimuler à les suivre sur le blogue.
  • Lors de l’inscription des participants, demandez aux blogueurs de s’identifier. Vous pourrez ainsi les  accréditer et leur donner encore plus de services; vous pourrez aussi  les repérer, au besoin. Ils peuvent devenir importants tout comme les médias. S’il s’agit d’un événement d’envergure ou d’une certaine durée, évaluez la pertinence d’aménager un espace ou une salle des blogueurs avec l’équipement requis – table, chaises, branchements et café!
  • Négociez avec les conférenciers la mise en ligne de certains éléments. S’ils ne souhaitent pas publier l’intégralité de leur conférence, ils peuvent peut-être fournir un résumé ou un document sous forme de PowerPoint – ou à publier sur SlideShare. Si vos conférenciers ont un blogue, c’est le véhicule de diffusion qu’ils choisiront peut-être. Demandez-leur d’insérer les rétroliens appropriés vers vos plates-formes. Les microbloggeurs et les blogueurs pourront ainsi relayer les renseignements. Lire la suite

Encore un débat : journaliste vs blogueurs ?

w_0390Ce troisième mardi du 19 mai était un peu particulier. En premier lieu notre conférencier qui s’est lancé dans la fosse aux lions a rapidement été interrompu par des questions. Pertinentes. Mais elles lui ont vite coupé le souffle. Ensuite, je me suis un peu sentie perdue dans les dédalles des considérations antagonistes journalistes vs blogueurs. Un débat qui fait perdre un peu de vue que justement les deux formats ne poursuivent pas le même but ni ne jouent la même fonction sociale. Ils ne devraient pas se retrouver sur des pôles opposés. Rien n’oblige les journalistes à être sur la défensive. Les blogues ne servent pas le même objectif que les médias traditionnels et, pour un professionnel de relations publiques à la recherche du pouls de l’opinion publique et de ses subtilités,  ils ne révèlent pas la même chose.

L’expression libre des blogueurs et les commentaires de ceux qui les suivent et y participent ne sont pas du même ordre que le cadre professionnel des journalistes ou des textes publiés dans les pages d’opinion du lecteur dans lesquelles on a soigneusement élagué les textes et choisi les titres. Rien là-dedans pour vous étonner? J’en conviens.

 C’est  pour cela que nous sommes retrouvés à quatre ou cinq participants sur le perron, dehors, au beau milieu de la prestation du conférencier. Une manière de sous-comité formé de personnes de différents horizons, dont une journaliste sympathique et pleine de bonne volonté, à partager une vision plus rassembleuse de la communication. Ce groupe s’est formé par hasard, en plein milieu du débat, sans doute parce qu’une bouffée d’air était salutaire. Et puis, on discutait ferme et on  a oublié le conférencier. Désolée. Mais ravie aussi.

Selon moi il faut passer à autre chose que le débat journaliste vs blogueurs. Il vaut mieux reconnaître les forces des formules des médias traditionnels et des médias sociaux ou du Web2.0, admettre leurs faiblesses et faire confiance à l’intelligence collective afin que d’un côté comme de l’autre chacun invente ou réinvente son rôle. Côté journaliste, cela ressemble parfois à de la résistance au changement, cette façon de juger de haut les blogueurs et de les entasser tous dans un même panier. Il est certain que la barre est haussée par les journalistes qui tiennent le discours du professionnalisme, des renseignements toujours exacts et vérifiés par de multiples sources, de l’objectivité et du détachement pour adopter une vision manichéenne du bien (leur pratique) et du mal de l’information (médias sociaux et autres). Ils choisissent eux-mêmes ce positionnement qu’ils souhaitent au-dessus de la mêlée. À mon point de vue, cette approche noble les honore et, dans cette optique, leur discours peut être salué car il a le mérite de prôner l’excellence.  À observer et à  suivre, très certainement.